Disponible depuis quelques heures en Asie, le Chevalier d’Andromède dans sa version animée est la seconde V1 à sortir. L’édition des nouveaux bronzes suit cette fois l’ordre des combats du Sanctuaire, ce qui nous vaut de voir Shun arriver si tôt.
L’armure, moulée comme à l’accoutumée à partir d’une modélisation 3D est irréprochable dans sa conception et ses proportions. Les matières utilisées le sont presque également. Les Myth Cloth livrent souvent le combat du plastique contre le métal, les deux matières créant souvent des contrastes de brillance et de teinte disgracieux. Shun ne souffrira que peu de cet antagonisme car son armure est en grande majorité métallique. Les épaulettes et les jambières sont des pièces Die-Cast qui n’ont pas toujours eu ce traitement de faveur sur d’autres versions. Espérons que Bandaï a réellement abandonné l’idée de concevoir une partie de la jambière en plastique comme sur les God Cloth de bronze. Seuls le casque et une pièce du dos du plastron, peu visible, ne sont pas en métal.
Du côté des accessoires rien ne nous surprend réellement par rapport aux autres versions du protecteur d’Athéna et nous retrouvons les habituelles chaines d’Andromède en métal, ni trop fines, ni trop épaisses. Des maillons PVC permettent des formes plus originales, l’un simulant le « Nebula Storm », l’autre le « Nebula Chain ».
Le visage de Shun n’est ni bon ni mauvais. hautement supérieur à la V2 mais en dessous de la V3 et de la God Cloth, le faciès souffre surtout d’un nez peu affuté et d’une bouche en barre ultra simpliste. Le graphisme des yeux, proche du design de Shingo Araki, sauve l’ensemble. La chevelure est bien sculptée et nous évitons le syndrome « mèches en pâte à modeler » comme sur Perseus Argol, par exemple. Sans le casque, le mouvement des cheveux est agréable mais finalement peu fidèle à celui de l’animé. Cette somme d’approximations descend un peu le niveau de la figurine sans pour autant la couler au niveau de Misty du Lézard.
Finissons sur le socle de l’armure, véritable icône qui, à l’origine, n’a pas un look évident. Représentant Andromède sacrifiée aux vautours, enchainée sur un rocher, l’armure prend tout son sens dans sa forme symbolique. Atypique, rose et féminine, elle réussi le tour de force d’être élégamment portée par un homme et parvient pourtant à être de plus en plus appréciée par les fans. Bandaï nous offre là une très jolie version du chevalier de bronze le plus décalé et nul doute que nous ne manquerons pas de l’ajouter à nos collections.























